Vous vous souvenez de Claudine de l’Atelier Happy Days ? Et bien, elle a parlé de nous à l’une de ses amies créatrices. C’est ainsi que nous avons reçu un message d’une certaine Arielle M, qui nous invitait à tester son atelier à Orsay. Vous nous connaissez maintenant, nous ne manquons jamais l’occasion de faire une belle rencontre. C’est ainsi qu’Anne-Sophie, Damien et moi, nous sommes retrouvés un jeudi matin de décembre à découper du verre dans une jolie maison Orcéenne.

Arielle, de l'atelier Arielle M.
Une rencontre vécue par Clélia
Chargée de promotion à Destination Paris-Saclay
“Nous avons créé un objet unique en vitrail en quelques heures !”
Arielle nous accueille dans son atelier, au rez-de-chaussée de sa maison. Ce garage, reconverti en espace de travail, est un paradis pour les créatifs. Les plans de travail sont recouverts de projets en cours, les murs ornés d'œuvres magnifiques et les placards sont remplis à ras-bord de matériel de toutes sortes. Nous sommes arrivés dans le repère d’une passionnée, c’est certain. C’est une suite de coups de cœur créatifs qui ont conduits Arielle au vitrail. Elle est d’abord séduite par la peinture sur porcelaine, puis par le fusing*, une technique de fusion du verre. Sa professeur lui propose alors de lui succéder, et elle saisit l’opportunité. Elle suit des formations pour devenir enseignante et se lance dans les ateliers. C’est le début d’une belle carrière créative où elle a à cœur de transmettre son savoir-faire. Elle tombe plus tard sous le charme du vitrail Tiffany et suit des cours au Centre international du Vitrail de Chartres pour se perfectionner. C’est cette dernière technique que nous sommes venus découvrir, le vitrail.
Cette technique de vitrail a été mise au point par l’artiste américain Louis Comfort TIFFANY (1848-1933). Les procédés de coupe et les instruments utilisés sont les mêmes que pour le vitrail traditionnel au plomb que l’on retrouve dans les églises. La différence est dans l’assemblage, qui se fait à partir d’un ruban de cuivre et d’une tige d’étain. Cette technique permet davantage de souplesse et de créativité qu’avec le plomb.
Une fois les présentations faites, nous passons tout de suite aux choses sérieuses. Arielle a préparé le projet que nous allons réaliser, un poisson en trois morceaux, super facile, sans aucun doute… Évidemment, ça n’a pas été si facile, sinon ce n’est pas drôle, mais on ne va pas le comprendre tout de suite. Les premières étapes sont simples et Arielle nous les explique pas à pas. Pour la première étape, il faut reporter le motif sur du papier cartonné, puis découper les différents morceaux. Trop facile. Vient ensuite le moment de choisir nos morceaux de verre parmi l’immense collection d’Arielle. Nous avons l’embarras du choix, de toutes les couleurs, transparents, opaques, texturés, brillants, etc. Ce n’est pas évident de se décider mais nous trouvons chacun notre bonheur. La prochaine étape, vous la devinez, le découpage du verre, et le début des difficultés.
Arielle nous fait une démonstration de découpe du verre, avec une aisance et une facilité déconcertante. Nous nous lançons donc très confiants, coupe verre et pince à détacher* en main. Le petit crissement caractéristique se fait entendre (pas à chaque fois, cela demande plus de force que prévu !) et les premiers “clac” du verre qui se sépare sont très plaisants.
J’arrive au dernier morceau, ma bête noire, une grande courbe qui forme le dos du poisson. Rien à faire, le verre ne cède pas. Je finis par forcer, et là le drame, il se casse. Je recommence avec un nouveau morceau de verre. Je me concentre, mais cette courbe continue à me résister. J’appelle Arielle au secours qui sauve ma pièce. Je peux enfin passer à la suite. Un peu de grugeage* pour fignoler, et un bon passage par la meuleuse et nos pièces sont prêtes pour l’assemblage.
* Pince à gruger : sert à grignoter petit à petit le verre pour lui donner la forme voulue.
* Pince à détacher : pince à tête large qui permet de séparer le verre après la coupe.
* Fusing : technique qui consiste à assembler par superposition des morceaux de verre, puis à porter l'ensemble dans un four à son point de fusion pour former une seule pièce homogène.
L’heure du déjeuner approche à grands pas et nous nous rendons compte que le temps prévu pour cet atelier était un peu sous-estimé. Ce qui devait durer trois heures, en fera plutôt quatre. Est-ce parce que le vitrail est un peu plus technique que nous l’imaginions ou parce que j’ai dû refaire ma pièce trois fois ? On ne le saura jamais.
Nous prenons une pause bien méritée et nous invitons Arielle à déjeuner avec nous. Une fois requinqués, nous attaquons l’étape suivante. Nous devons à présent couvrir les tranches de chacune des pièces d’un ruban de cuivre autocollant. Il faut être soigneux, mais on y arrive sans problème. On insiste bien pour que le ruban soit bien lisse à l’aide d’une spatule à rabattre. Vient le moment de placer nos morceaux comme un puzzle sur une planche et de les fixer ensemble grâce à des clous.
Enfin notre poisson prend forme, il ne nous reste plus qu’à souder les pièces ensemble. C’est donc le fer à souder dans une main et le fil d’étain dans l’autre que nous commençons l’assemblage de notre vitrail. Et… c’est plutôt facile en fait ! L’étain fond immédiatement et se place pile au bon endroit sur le ruban de cuivre. On apprend à faire une belle soudure bien bombée, comme sur le vitrail Tiffany traditionnel. Quelques petites touches de finitions viennent parfaire notre œuvre. On soude le petit anneau qui servira à l’accrocher. Pour les soudures, je choisis la patine noire, mais il est possible de les laisser argentées ou même de faire une patine cuivrée. Anne-Sophie, très inspirée, se lance dans la création d’une suspension, avec des perles et du bois flotté. Comme je l’ai dit au début, les placards d’Arielle regorgent de matériel en tout genre.
Nous avons eu la chance de découvrir cet art, qui semble inaccessible, grâce à la gentillesse et la pédagogie d’Arielle. Elle nous a guidé pas à pas et nous a donné toutes les clés pour réussir notre vitrail. Le travail du verre me paraissait réservé aux artisans d’art expérimentés. Mais avec le bon matériel et une bonne professeur c’est possible de s’initier et de créer des objets magnifiques.
Nous sommes tous les trois ravis de nos œuvres et nous allons les exposer fièrement ! Nous sortons de cette parenthèse créative la tête remplie d’idées et l’envie de faire tous les ateliers que propose Arielle !
Si cette expérience vous a donné envie de vous lancer, Arielle propose des cours de vitrail, de fusing, de peinture sur porcelaine et d’autres loisirs créatifs dans son atelier ou à l’atelier Them’art à Orsay.
Contactez Arielle pour vous inscrire à un atelier : 06 64 30 63 78 ou sur son site www.atelierdariellem.com